Une ville en expansion

Voyez comment deux quartiers naissent autour de la gare.

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L’évolution du territoire à travers les siècles

1673

La seigneurie de Rivière-du-Loup

Les premiers habitants s’établissent en bordure du rivage, à la pointe et dans l’anse de la rivière.

Les manoirs du domaine seigneurial

Le site de la rivière du Loup est au cœur d’un réseau de rivières fréquentées par les Amérindiens. Dès le début du 17e siècle, des missionnaires s’y rendent pour les évangéliser.

Carrefour d’échange naturel, le site est idéal pour la traite des fourrures.

En 1673, la seigneurie de la rivière du Loup est concédée au sieur Charles Aubert de la Chesnaye qui y exploite un poste de traite.

Les quatre premiers manoirs seigneuriaux sont construits au pied de la côte Saint-Jacques, du côté ouest de la rivière.

Carte de la seigneurie de Rivière-du-Loup en 1766

Source : Bibliothèque et Archives nationales du Québec, Carte de John Collins, 1766, recopiée par Fred Wyss, 1820, P600, S4, SS2, D579.

Charles Aubert de la Chesnaye

Source : Musée du Bas-Saint-Laurent, Fonds Belle-Lavoie, Charles Aubert de la Chesnaye, bl0001.

Les deux premiers moulins à farine

Les deux premiers moulins à farine des seigneurs sont érigés du côté est de la rivière.

Ruines des premiers moulins à farine

Source : Musée du Bas-Saint-Laurent, Fonds Jean-Baptiste Dupuis, jbd159.

La chapelle de la Pointe-à-la-Grue

En 1766, une quinzaine d’habitations sont construites en bordure de la grève, entre l’anse des Trois-Ruisseaux et la rivière du Loup plus à l’est. Dans l’anse de la rivière, le domaine seigneurial compte à cette époque un manoir et un moulin à farine.

Dans le secteur de la pointe, quelques bâtiments sont localisés du côté de la rivière. Fréquentée depuis plus d’une centaine d’années, la pointe a probablement accueilli les premières habitations du poste de traite et de la mission.

En 1792, une première chapelle est érigée au lieu dit « la Pointe-à-la Grue ». Elle est desservie par des missionnaires et trente-cinq familles habitent alors le territoire.

Inondée à plusieurs reprises par les hautes marées, la chapelle sera abandonnée une vingtaine d’années plus tard, après le déplacement du chemin qui traverse la seigneurie.

Carte de la seigneurie de Rivière-du-Loup en 1766

Source : Bibliothèque et Archives nationales du Québec, Carte de John Collins, 1766, recopiée par Fred Wyss, 1820, P600, S4, SS2, D579.

Le chemin du Roy

En 1798, le chemin du Roy est tracé le long du cran rocheux de la première terrasse, délaissant ainsi les terres inondables près du fleuve. Ce chemin est aujourd’hui connu sous le nom de rue Fraser.

La seconde chapelle

En 1812, une seconde chapelle est construite pour desservir la mission de la rivière du Loup. Celle-ci est située près du chemin du Roy, sur le cran rocheux qui domine la plaine trop marécageuse.

Trop éloigné du bourg de la rivière, le site de la chapelle sera abandonné quarante ans plus tard. Une croix de chemin rappelle encore aujourd’hui son emplacement.

Dessin de la deuxième chapelle de Saint-Patrice-de-Rivière-du-Loup

Source : Musée du Bas-Saint-Laurent, Fonds Belle-Lavoie, bl0035.

1850

Le village

Le développement du domaine seigneurial mène à la formation du village de Fraserville en 1850.

Vue de l’anse de la rivière du Loup par Henry Hugh Manvers Percy, entre les années 1838 et 1840.

Vue de l'anse de la rivière du Loup par Henry Hugh Manvers Percy

Source : Bibliothèque et Archives Canada, Aquarelle, Henry Hugh Manvers Percy, 1838-1840, C-013617.

Un nouveau manoir

Vers 1817, le seigneur Alexandre Fraser fait construire un nouveau manoir seigneurial sur le coteau ouest de la rivière. Ce manoir est la cinquième demeure seigneuriale construite sur le domaine.

cinquième manoir seigneurial, vers 1817

Source : Centre d'archives de la région de Rivière-du-Loup, Fonds Famille Fraser, Boîte 5, Dossier 63, Manoir Fraser.

Le moulin à scie

Le moulin à scie de la famille Caldwell est construit en 1823, en haut de la grande chute de la rivière du Loup.

En 1825, une immense dalle de bois est construite à partir du moulin jusqu’à l’anse de la rivière. Le bois scié glisse vers le bas de la rivière, puis est transporté sur des embarcations jusqu’aux navires amarrés au large.

Un regroupement d’habitations se forme près du moulin à scie en haut de la chute. En 1851, le moulin emploie jusqu’à 200 personnes en haute saison.

Carte ancienne illustrant l'emplacement du moulin Caldwell

Source : Bibliothèque et Archives nationales du Québec, Extrait de la carte de Joseph Bouchette, 1832, E21, S555, SS1, SSS15, P1 3.

La chapelle Saint-Barthélemy

En 1841, le seigneur Malcolm Fraser, fils d’Alexandre Fraser, donne un terrain pour la construction d’une chapelle presbytérienne sur la rue du Domaine.

La chapelle Saint-Barthélemy dessert les familles d’origine anglaise et écossaise de Rivière-du-Loup.

Église presbytérienne St.Bartholomew

Source : Musée du Bas-Saint-Laurent, Fonds Belle-Lavoie, Église Saint-Barthélemy, bl0004.

L’hôtel Fraserville

L’hôtel Fraserville est l’un des plus anciens établissements du village. Déjà en 1850, il accueille sa clientèle au coin des rues du Sault (Lévis) et Fraser.

Hôtel Fraserville sur la rue Fraser

Source : Régis Jean, Rivière-du-Loup. De la mission à la cité, Musée du Bas-Saint-Laurent, Montmagny, Ateliers Marquis, 1987, p. 57.

Les premières écoles

L’école du village est située sur la rue Iberville, au coin de la rue du Domaine. En 1860, les Sœurs du Bon-Pasteur y ouvrent leur premier couvent.

Ancienne maison d'école des Sœurs du Bon-Pasteur

Source : Musée du Bas-Saint-Laurent, Fonds Stanislas Belle, Ancien couvent des Sœurs du Bon-Pasteur, 1899, b03156.

Le manoir Fraser

Alexandre Fraser achète une maison en haut de la côte Saint-Jacques et s’y installe en 1834. Le nouveau manoir Fraser est situé en plein cœur du futur noyau villageois.

Sixième et dernier manoir seigneurial, il sera agrandi en 1888 par son fils, William Fraser, qui a participé activement au développement de la ville. Maire à plusieurs reprises, il est l’un des plus importants propriétaires fonciers de la ville.

Anaïs Wilhelmine de Gaspé et William Fraser

Source : SHGRDL, Fonds Lizotte, William Fraser et Anaïs Wilhelmine de Gaspé.

Manoir Fraser agrandi en 1888

Source : Musée du Bas-Saint-Laurent, Fonds Paul-Émile Martin, m04043.

1860

Le Grand Tronc

Rivière-du-Loup devient le terminal du Grand Tronc en 1860. Le chemin de fer passe au sud du village, en haut de la grande chute.

Le quai de la pointe

En 1855, le premier quai en eau profonde de la pointe de Rivière-du-Loup améliore l’efficacité des liaisons maritimes.

Navire à vapeur quittant le quai de Rivière-du-Loup en 1904

Source : Musée du Bas-Saint-Laurent, Fonds Belle-Lavoie, Quai de Rivière-du-Loup, 1904, bl0803.

Un nouveau moulin à farine

Les seigneurs Fraser font construire un nouveau moulin à farine, du côté ouest de la rivière du Loup, en face des vieux moulins.

Moulin à farine des seigneurs Fraser sur la rive ouest de la rivière

Source : Musée du Bas-Saint-Laurent, Fonds Belle-Lavoie, Moulin banal, bl1119.

Une nouvelle église paroissiale

Avec l’augmentation de la population du village, la chapelle devient bien vite trop exigüe. La nécessité de construire une plus grande église se fait bientôt sentir. Une querelle oppose les citoyens du village et de la paroisse concernant le choix du site.

Les habitants du faubourg obtiendront finalement gain de cause et la nouvelle église sera construite en plein centre du village de Fraserville.

En 1856, l’église est construite sur un terrain donné par les seigneurs William et Édouard Fraser, entre les rues Beaubien et du Rocher.

Incendiée en 1883, elle sera reconstruite sur les ruines des murs d’origine.

Église de Saint-Patrice-de-Rivière-du-Loup

Source : Musée du Bas-Saint-Laurent, Fonds J-Adélard Boucher, Église Saint-Patrice, jab1130c.

La gare de Fraserville en 1860

Le chemin de fer du Grand Tronc quitte la région de Lévis vers l’est et traverse les terres du second rang à l’arrière des villages riverains. Le nouveau réseau de transport entraîne bientôt sur son passage la formation de petites et grandes agglomérations. C’est le cas de Rivière-du-Loup.

La gare du Grand Tronc est construite au sud du village, juste en haut de la grande chute. À cette époque, le secteur est encore voué à l’agriculture et n’est presque pas habité. En moins d’une vingtaine d’années, le territoire sera complètement transformé et accueillera l’ensemble des activités ferroviaires de la nouvelle ville.

La gare de Fraserville à Rivière-du-Loup en 1860.

Source : Bibliothèque et Archives Canada, Thomas Evans Blackwell, Grand Trunk Railway à Rivière-du-Loup, 1860, PA-205428.

La gare de Fraserville vue de la rive est de la rivière du Loup.

Source : ©Musée McCord, Gare du Grand Tronc à Rivière-du-Loup, vers 1860, William Notman, N-0000.193.53.2.

L’hôtel Victoria

Dans les années qui suivent l’arrivée du chemin de fer, des hôteliers ouvrent des établissements à proximité de la gare pour accueillir les voyageurs qui descendent des trains.

L’hôtel Victoria de M. J.A. Fontaine est l’un des plus connus à l’époque. Construit au pied de la côte Fraserville en 1878, il sera complètement refait en 1889.

Hôtel Victoria sur la rue Lafontaine vers 1870

Source : Musée du Bas-Saint-Laurent, Fonds Belle-Lavoie, Hôtel Victoria, 1870, bl0108.

1874

La ville ferroviaire

En 1874, le village devient ville. Carrefour ferroviaire et ville commerciale, Fraserville vit un essor sans précédent.

Le secteur de la pointe de la rivière du Loup commence à se développer à partir des années 1890. Trois hôtels : l’hôtel Venise, l’hôtel Bellevue et l’hôtel La Maison Blanche accueilleront les visiteurs au tournant du siècle. Une chapelle catholique, inaugurée en 1900, servira aux estivants.

Vue de La Pointe de Rivière-du-Loup et de ses hôtels

Source : Musée du Bas-Saint-Laurent, Carte postale de la Pointe, vers 1905.


Vue vers le sud de l’anse de la rivière du Loup, à partir du quai Narcisse Pelletier.

Goélette amarrée au quai Pelletier dans l'anse de la rivière

Source : Bibliothèque et Archives Canada, William James Topley, Anse de la rivière du Loup, PA-029296.

Vue vers le sud-ouest de l’anse de la rivière du Loup. Sur l’autre rive, du côté ouest de la rivière, se trouve encore le quai des seigneurs Fraser, accessible à marée haute.

Goélette échouée à marée basse dans l'anse de la rivière

Source : Bibliothèque et Archives Canada, William James Topley, Anse de la rivière du Loup, PA-008727.

Vue de l’anse de la rivière du Loup au tournant du 20e siècle. De l’autre côté de la rivière, on aperçoit la manufacture de chaises de Narcisse Pelletier.

Anse de la rivière du Loup et fabrique de chaise de Narcisse Pelletier

Source : Musée du Bas-Saint-Laurent, Fonds Belle-Lavoie, Anse de la rivière du Loup et fabrique de chaises de Narcisse Pelletier, bl0519.

Vers le sud-est, on peut voir le pont de la rivière du Loup et le moulin banal construit en 1856.

Pont traversant la rivière du Loup à côté du moulin banal

Source : SHGRDL, Fonds Société d'histoire, Pont de la rivière du Loup vers 1883.

Le Palais de justice

En 1883, un Palais de justice est construit sur la rue qui fait face à l’église Saint-Patrice. Jusque-là connue sous le nom de rue de l’Église, elle sera rebaptisée rue de la Cour.

Palais de justice, 1915

Source : Musée du Bas-Saint-Laurent, Fonds Belle-Lavoie, Palais de justice, 1915, bl0153.

Le quartier Saint-Patrice

De belles demeures bourgeoises sont érigées à la fin du 19e siècle sur les rues Iberville, de la Cour, du Rocher et Beaubien. Elles appartiennent à l’élite bourgeoise de la ville : marchands, industriels, avocats et notaires.

Vue du quartier de l'église Saint-Patrice

Source : Musée du Bas-Saint-Laurent, Fonds Belle-Lavoie, Église Saint-Patrice, bl1003.

Le couvent des Sœurs du Bon-Pasteur

Les Sœurs du Bon-Pasteur déménagent leur couvent sur la rue du Rocher en 1869. Le nombre d’élèves et de pensionnaires augmente à un tel rythme qu’en 1886, une nouvelle aile en pierre de taille doit être ajoutée à l’ancien couvent en brique.

Ancien couvent des Sœurs du Bon-Pasteur

Source : Musée du Bas-Saint-Laurent, Fonds Stanislas Belle, 1899, b03156b.

La bâtisse en pierre de taille abrite aujourd’hui les locaux de La Maison de la Culture.

Nouvelle aile en pierre du couvent des Sœurs du Bon-Pasteur

Source : Musée du Bas-Saint-Laurent, Fonds Stanislas Belle, 1899, b03156c.

Le collège Saint-Patrice

Situé au coin des rues du Collège (Hôtel-de-Ville) et du Domaine, le collège Saint-Patrice accueille les jeunes garçons de la ville dès sa fondation en 1887. La bâtisse est remplacée par une école primaire dans les années 1960.

Le collège Saint-Patrice

Source : Musée du Bas-Saint-Laurent, Fonds Belle-Lavoie, bl0058.

Le nouveau bureau de poste

En 1899, un nouveau bureau de poste est construit entre les rues Beaubien et Iberville, près de l’église de la paroisse Saint-Patrice.

Bureau de poste, 1924

Source : Musée du Bas-Saint-Laurent, Fonds Paul-Émile Martin, Bureau de poste, 1924, m11091.

Vue vers le sud, le long du chemin du Lac Témiscouata (rue Lafontaine), vers 1883.

Vue sud de la rue Témiscouata (Lafontaine) vers 1883

Source : SHGRDL, Fonds Société d'histoire, Rue Lafontaine, vers 1883.

À l’époque, il y a encore très peu d’habitations entre la paroisse Saint-Patrice et le secteur de la gare, au sud de la ville. L’Hôtel de ville n’est même pas encore construit.

La boutique de Théophile Rioux

La boutique de Théophile Rioux ouvre ses portes sur le chemin du Lac Témiscouata (rue Lafontaine) en 1887.

Boutique de Théophile Rioux

Source : Musée du Bas-Saint-Laurent, Fonds J-Adélard Boucher, jab0058.

Vue vers le nord de la rue Lafontaine au tournant du 20e siècle.

Rue Lafontaine au tournant du 20e siècle

Source : Musée du Bas-Saint-Laurent, Fonds Stanislas Belle, 1899, b03433a.

La gare de l’Intercolonial

Inaugurée en 1876, la liaison entre Halifax et Rivière-du-Loup augmente l’achalandage à la gare.

En 1883, une nouvelle gare est construite pour accueillir les passagers du chemin de fer du Grand Tronc et de l’Intercolonial.

La gare du chemin de fer du Témiscouata

Construite en 1889, la gare du chemin de fer du Témiscouata est située au bord de la rivière, juste en face de celle de l’Intercolonial.

Les ateliers ferroviaires

Les ateliers de réparation emploient de nombreux ouvriers. Plusieurs d’entre eux proviennent de la région, mais les offres d’emploi attirent aussi beaucoup de travailleurs d’origine anglaise, irlandaise ou écossaise venus des autres provinces.

La gare de Fraserville construite en 1883

Source: Carte postale de Stanislas Belle, vers 1895, Collection privée.

Un wagon de passagers devant la gare du chemin de fer Témiscouata

Source : Musée du Bas-Saint-Laurent, Fonds Belle-Lavoie, Gare du Temiscouata Railway, bl0031.



Travailleurs et roues de wagon devant l'atelier de réparation des locomotives

Source : Atelier de réparation, Fin 19e siècle, Collection Richard Michaud.

Les hôtels Vendôme et Victoria, situés tout près de la gare, accueillent les voyageurs au tournant du 20e siècle.

Les hôtels Vendôme et Victoria

Source : Musée du Bas-Saint-Laurent, Fonds Stanislas Belle, 1901, b05595.

Vue des installations de la gare, du côté ouest de la rivière. Au loin, quelques habitations sur la rue Saint-André.

Atelier de la gare et rue Saint-André

Source : SHGRDL, Fonds Société d'histoire, Installations de la gare et rue Saint-André (partie sud), vers 1883.


Vue du pont de la rivière du Loup et de la gare de l’Intercolonial située du côté ouest de la rivière. À l’avant-plan, les premières maisons de la future paroisse de Saint-Ludger.

Gare de l'Intercolonial et pont de la rivière du Loup, vers 1883

Source : SHGRDL, Fonds Société d'histoire, Gare de l'Intercolonial et pont de la rivière du Loup, vers 1883.

1905

La ville aux trois clochers

Le développement des activités ferroviaires laisse sa marque dans le paysage urbain.

L’église Saint-François-Xavier

En 1905, l’église de la paroisse catholique de Saint-François-Xavier est érigée sur le coteau ouest de la rivière du Loup.

Église Saint-François-Xavier

Source : Musée du Bas-Saint-Laurent, Fonds Jean-Baptiste Dupuis, jbd030.

Les premières rues du quartier

Les rues Saint-André et Saint-Elzéar et le chemin Fraserville seront les premiers axes de circulation tracés dans le quartier.

Plusieurs familles d’origine anglaise et écossaise habitent déjà ce secteur à la fin des années 1870. Une église et une école de confession protestante seront d’ailleurs construites au coin des rues Saint-Elzéar et Saint-André, surnommée la côte des Anglais.

Plan d'assurance de la ville de Fraserville, secteur Saint-François-Xavier

Source : Bibliothèque et Archives nationales du Québec, Plan d'assurance de la ville de Fraserville, Montréal, Toronto, Charles E. Goad, 1906, 3029857-12.

L’église Saint-Ludger

En 1905, l’église de la paroisse de Saint-Ludger est érigée sur le coteau est de la rivière du Loup.

Église Saint-Ludger

Source : Musée du Bas-Saint-Laurent, Fonds Belle-Lavoie, bl0586.

Les premières rues du quartier

Depuis les années 1880, les différents ateliers ferroviaires emploient plusieurs ouvriers qui s’installent de l’autre côté de la rivière, en bordure du chemin du Lac Témiscouata.

Le chemin des Raymond et les rues Jarvis et Alexandre seront les premières rues tracées sur le coteau en 1884.

En 1886, un pont piétonnier, surnommé le pont rouge, permettra de traverser la rivière et d’accéder directement aux ateliers du chemin de fer.

Plan d'assurance de la ville de Fraserville, secteur Saint-Ludger

Source : Bibliothèque et Archives nationales du Québec, Plan d'assurance de la ville de Fraserville, Montréal, Toronto, Charles E. Goad, 1906, 3029857-16.

Vue de Saint-Ludger et des installations de la gare

Source : Musée du Bas-Saint-Laurent, Fonds Belle-Lavoie, bl1006.

Le secteur de la gare vers 1920

Le secteur de la gare se développe rapidement au début du 20e siècle. À cette époque, l’industrie ferroviaire emploie près de 900 personnes dans la ville.

Plan d'assurance de la ville de Fraserville, secteur de la gare

Source : Bibliothèque et Archives nationales du Québec, Plan d'assurance de la ville de Fraserville, Montréal, Toronto, 1920, 3708211-15.

Des hôtels, situés des deux côtés de la rivière, accueillent les voyageurs qui descendent à la gare.

Hôtel Victoria et sa succursale de la Banque provinciale

Source : Musée du Bas-Saint-Laurent, Fonds Belle-Lavoie, Hôtel Victoria et sa succursale de la Banque provinciale, vers 1925, bl0111.

Hôtel Ophir construit en 1903 à l'arrière de la gare

Source : Musée du Bas-Saint-Laurent, Fonds Ulric Lavoie, Hôtel Ophir vers 1937, l 14013

Le pont d’Amours et l’hôtel Anctil, en face de la gare du chemin de fer du Témiscouata.

Pont d'Amours vers Saint-Ludger

Source : Musée du Bas-Saint-Laurent, Fonds Belle-Lavoie, Le pont d'Amours vers Saint-Ludger, bl0247.

Gare du Canadien National à Rivière-du-Loup, vers 1959

Source : Musée du Bas-Saint-Laurent, Fonds Antonio Pelletier, Gare du CN à Rivière-du-Loup, vers 1959.

Le marché public

Construit en 1902, l’édifice du marché public abrite la salle du conseil municipal et une salle de théâtre. Détruit dans un incendie en 1908, il est remplacé par un nouveau bâtiment.

L’Hôtel de ville actuel

L’Hôtel de ville de Rivière-du-Loup est reconstruit en 1910. L’édifice en brique abrite alors la salle du conseil et une salle de spectacle.

Les églises de Saint-Ludger et de Saint-François-Xavier viennent tout juste d’être érigées au sud de la ville. Rivière-du-Loup, surnommée la ville aux trois clochers, est alors en plein essor.

Vue  de la rue Lafontaine près du marché public

Source : Musée du Bas-Saint-Laurent, Fonds Belle-Lavoie, bl0244.

Conseil municipal de Rivière-du-Loup en 1905

Source : Conseil municipal de la ville de Rivière-du-Loup en 1905, Union Meeting Canadian Divisions, Brotherhood of Locomotive Engineers, juillet 1905, Collection Richard Michaud.

L'Hôtel de Ville, 1918

Source : Musée du Bas-Saint-Laurent, Fonds J-Adélard Boucher, L'Hôtel de Ville, 1918, jab0475.

Vue de la ville avec les églises de Saint-François et Saint-Ludger

Source : Musée du Bas-Saint-Laurent, Fonds Belle-Lavoie, bl1039.

Saint-Ludger

La gare du chemin de fer du Témiscouata et le bel édifice de l’hôtel Anctil sont situés de part et d’autre de la rivière, à proximité du pont.

En haut du coteau, l’église et le presbytère de Saint-Ludger dominent le quartier en plein essor.

De l’ouverture de la première gare en 1860 jusqu’à la fermeture du dernier atelier de réparation dans les années 1950, l’activité ferroviaire a fait battre le cœur de la ville et a modelé son paysage urbain.

Vue du quartier de l'église Saint-Ludger

Source : Musée du Bas-Saint-Laurent, Fonds Paul-Émile Martin, vers 1914, m04051.

Saint-François-Xavier

Les installations de la gare occupent les rives de la rivière et le quartier résidentiel se développe sur le coteau que domine l’église.

Aux toitures familières à deux versants recourbés s’ajoutent des toitures mansardées, des toitures en pavillon et des lucarnes-pignons qui témoignent de l’introduction de nouveaux modèles architecturaux à partir de la fin du 19e siècle.

Vue du quartier de l'église Saint-François-Xavier

Source : Musée du Bas-Saint-Laurent, Fonds Paul-Émile Martin, vers 1914, m04052.